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La restauration des récifs coralliens est possible par un travail collaboratif

 

L’espoir demeure pour les récifs de corail.  De nombreuses personnes cherchent actuellement des coraux qui poussent bien dans des conditions propices au blanchissement.  Ces dernières décennies, les scientifiques ont développé de nouvelles techniques de culture des coraux, et des centaines d’organisations se sont formées pour les mettre en œuvre afin de faire pousser des millions de bébé-coraux qui sont ensuite implantés sur des récifs endommagés pour soutenir leur reconstruction.  La société trouve aussi des moyens de réduire le volume d’engrais qui s’écoule de la terre aux zones de récifs.  Partout dans le monde, des organisations luttent contre les plastiques à usage unique et pour réduire l’utilisation du plastique en général.  De nouveaux produits non-toxiques voient aussi le jour, comme des écrans solaires, pour remplacer ceux qui nuisent aux coraux et à d’autres espèces.  Toutes ces initiatives ont besoin d’un plus grand soutien des personnes qui se sentent concernées.

 

  • Les chercheurs tentent actuellement d’identifier des coraux résistants à la chaleur capables de bien pousser même dans les conditions provoquant le blanchissement de la plupart des coraux. 

    • Les scientifiques étudient en ce moment des coraux du Golfe persique, qui hébergent des récifs habitués à des températures plus élevées que dans le reste du monde.  Un examen des algues symbiotiques qui partagent leur habitat avec les espèces coralliennes issues de ces récifs montre qu’une souche en particulier est plus courante que d’autres.  Des indices permettant de déterminer comment favoriser la tolérance à la chaleur des coraux ailleurs dans le monde seront peut-être découverts.

    • D’autres s’appuient sur la modélisation pour anticiper que les coraux de l’océan Indien constitueraient les spécimens les plus intéressants à étudier pour leurs souches capables d’affronter les stress à venir.

    • Un autre groupe travaille à retrouver l’espoir pour les coraux.  Ils tentent d’isoler les récifs coralliens qui survivent en dépit de multiples facteurs de stress.  Ensemble, ils ont localisé des récifs prometteurs à étudier.

  • Le laboratoire de Ruth Gates à l’Institut de biologie marine d’Hawaï étudie les coraux à échelle microscopique.  Il s’efforce de comprendre comment re-peupler des coraux blanchis à l’aide de nouvelles algues symbiotiques capables de résister à des températures plus chaudes.  Ses travaux pourraient mener à de nouveaux traitements pour les récifs qui dépérissent ainsi. (voir également : https://www.scmp.com/business/article/2149588/saving-worlds-coral-avert-wipeout-irreversible-costs)

  • Une autre piste encore : examiner comment les larves de coraux se déplacent dans le monde, et s’il est possible pour les humains d’aider les larves des zones très chaudes à migrer vers des récifs où la température est plus clémente. Les larves capables de parcourir de plus longues distances et de survivre évoluent peut-être plus rapidement, et pourraient par conséquent avoir plus de chances de s’adapter au réchauffement océanique.

  • Sur la base de travaux de recherche passés, de nombreuses organisations font pousser des millions de bébé-coraux et forment des bénévoles pour les aider à les planter sur des récifs endommagés pour favoriser leur reconstruction.  Un nombre croissant d’entreprises à but non-lucratif et lucratif cherchent à impliquer des bénévoles et des financeurs pour soutenir ces initiatives.  Vous pouvez y prêter main-forte en parlant de ces projets à vos proches, et en contribuant financièrement pour les soutenir directement.

    • Mote Marine Lab s’attache, avec l’aide de ses partenaires, à cultiver et planter des coraux sur des récifs autour de la Floride et des Caraïbes.  Il déploie des techniques permettant aux coraux de se développer plus rapidement qu’ils ne le feraient seuls.  Celles-ci sont partagées et utilisées par des groupes qui ont besoin d’aide pour favoriser la reconstruction de récifs suite à des évènements perturbateurs comme le blanchissement ou le passage d’un ouragan.

    • Aux Seychelles, les Reef Rescuers œuvrent à cultiver des milliers de spécimens d’une variété de corail minuscule avant de les planter pour restaurer des récifs blanchis.

    • People4Ocean (P4O), basé en Australie, se spécialise dans la coraliculture.  Ils cultivent et réimplantent des coraux pour aider les récifs à se régénérer après des évènements traumatisants.  P4O développe et commercialise également des écrans solaires non-toxiques pour proposer une alternative plus sûre, et réduire l’impact sur les espèces marines.  Le produit de leurs ventes est reversé pour protéger la grande barrière de corail.

    • Coral Vita est une société à but lucratif participant aux efforts de culture des coraux pour épauler les initiatives de conservations en cours.http://www.coralvita.co/

    • La Coral Restoration Foundation cultive et plante des coraux sur des sites soigneusement sélectionnés.

  • Les agriculteurs trouvent des moyens de réduire les écoulements d’engrais dans les zones récifales.  On peut citer pour exemple des producteurs de canne à sucre de Queensland en Australie, qui ont adopté des techniques innovantes pour atténuer les écoulements vers la grande barrière de corail.  Le gouvernement australien a aussi élaboré des directives destinées à tous les agriculteurs pour contribuer à diminuer les impacts nocifs de leurs activités sur les récifs.  Les propriétaires locaux qui disposent d’un jardin réduisent ou éliminent leur usage d’engrais et de pesticides. Ces actions bénéficient aux pollinisateurs comme les abeilles en plus de protéger les habitats fluvial et marin.  L’Agence de contrôle de la pollution du Minnesota a publié une brochure pour leur communauté.

  • Les fabricants et équipes de recherche se consacrent à explorer des solutions alternatives aux produits chimiques présents dans les produits actuels comme les produits d’entretien, les insectifuges, les lasures et autres, et qui peuvent se retrouver dans les eaux accueillant les récifs.   Le Toxics Use Reduction Institute en fait partie.

  • Les populations locales autochtones aident à préserver les récifs de corail grâce à leurs connaissances et traditions ancestrales.  Les pratiques et connaissances traditionnelles peuvent contribuer à protéger les écosystèmes des récifs coralliens. « Des réserves marines et pêcheries gérées de façon traditionnelle par les communautés peuvent jouer un rôle majeur pour la restauration et le maintien du nombre de poissons dans les zones de pêche coralliennes en difficulté des nations en voie de développement. »  Les réserves marines, où la pêche, l’extraction minière ou toute autre activité industrielle est prohibée peuvent aider à renforcer la résilience des récifs.  Elles sont également utiles à la pérennité des pratiques de pêche dans les zones adjacentes et protégées.

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